|
ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
12 JUILLET
En 1719, le procureur de luvre des pauvres malades
de la paroisse La Daurade à Toulouse signe avec Mère
Mazurier et deux Surs officières (Sur Naudin, dépensière,
est absente) le contrat détablissement de trois Surs
dans la paroisse. Celles-ci partent de Paris le 9 août 1719. Monsieur
Le Saget, dans son testament, avait établi une rente pour la venue
des Surs grises.
En 1723, Monsieur Bonnet, dans sa circulaire aux Filles
de la Charité, rappelle labstinence des vendredis, souligne
limportance des conférences spirituelles . La négligence
de la répétition de loraison est un mal infini.
Il signale que lusage du vin nest pas autorisé quavec
permission et que le tabac nest pas considéré comme
un remède.
En 1761, le procureur de lhôpital général
de Pau signe avec Mère Madeleine Lemaître et les trois
Surs officières le contrat pour létablissement
de six Surs pour le service des vieillards, des infirmes et incurables.
Les Surs vont y partir en août.
En 1921, à Millau, dans lAveyron, son diocèse
dorigine, Mgr Hilarion Montéty, meurt à lâge
de soixante et un ans.
Entre à dix-neuf ans dans la Congrégation, il est, dès
son ordination en décembre 1878, destiné à la Perse.
Son ardeur intelligente le met rapidement en vue, et à trente-sept
ans, il est promu archevêque, chargé de représenter
le Saint-Siège auprès du gouvernement persan ; et ladministration
du diocèse dIspahan lui est confiée. Bénéficiant
de la bienveillance du shah de Perse qui, au cours dune audience,
lui déclarait : «Entre le Pape et moi, il y a de
lattrait», Mgr Montéty mit dans laccomplissement
de ses multiples tâches cette robuste activité qui le caractérisait.
Il neut pas le temps de donner sa mesure.
Quatre ans après son élévation à lépiscopat,
les troubles politiques de Perse lobligèrent à rentrer
en France. Il se mit alors à la disposition des évêques
et spécialement au service de lévêque de Viviers.
Cest ainsi que, le 9 juin 1901, Mgr Montéty aura loccasion
dordonner Charles de Foucauld, alors trappiste à Notre-Dame
des Neiges. Mgr Montéty a aussi très souvent pontifié
dans le Pas-de-Calais, et la Semaine Religieuse dArras dira «Avec
sa large poignée de mains, son fin sourire, ses manières
la fois simples et distinguées, Mgr Montéty conquérait
dabord la sympathie. Et il achevait de séduire par sa bienveillance
inépuisable, létendue de ses connaissances, la perspicacité
de son jugement, la fermeté dune foi aussi éclairée
quagissante.»
Partout où il passa, il apparut ainsi, jusquau jour où,
en pleine force, à cinquante-huit ans, il fut frappé dune
congestion cérébrale et privé à la fois de
mouvement et de parole. La mort ne mit fin quau bout de trois ans
à ce pénible et méritoire calvaire (1).
En 1953, à Ardouane, nos confrères quittent
le petit séminaire. Appelés, en 1869, par Mgr Le Courtier,
évêque de Montpellier, à prendre la direction du
séminaire de Saint-Pons, ils en furent chassés par la
persécution en 1902. Lévêque dut trouver un
autre local pour les élèves. Cest alors quil
les installa dans lancien monastère des Bénédictines
à Ardouane, en un site grandiose. En 1918, le cardinal de Cabrières
demandait aux confrères de venir reprendre à Ardouane le
bon travail accompli pendant soixante-dix ans à Saint-Pons.
En 1953, la pénurie des vocations contraignit ladministration
générale de la Compagnie à récupérer,
pour dautres uvres, les confrères qui, comme le constatait
Mgr Duperray en exprimant ses regrets de les voir partir, «ont assuré
à Ardouane, pendant près dun demi-siècle, la
formation dune élite de prêtres et laïcs très
qualifiés» (2).
1) Annales, t. 57,
pp. 450-156 ; t. 86, p. 608.
2) Annales, t. 118, pp. 66-67.

|