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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
10 JUILLET
En 1661, Monsieur de Horgny entreprend un cycle de conférences
sur les Règles qui se poursuivra tout au long de lannée.
Il souligne les trois vertus de charité, humilité et
simplicité qui caractérisent lesprit de la Compagnie
des Filles de la Charité. (C)
En 1665, Mère Marguerite Chétif et les officières,
Sur Jeanne Gressier, Sur Marthe Dauteuil et Sur Jeanne
Christine Prévost ratifient, devant les notaires du Châtelet
de Paris, le contrat détablissement de trois Surs
à lhôpital Saint Jacques de Cahors. Ce contrat
a été signé à Cahors le 18 mai par les Administrateurs
de lhôpital et Monsieur Nicolas Bonichon, prêtre
de la Mission, délégué par la Compagnie des Filles
de la Charité.
En 1673, un contrat pour létablissement de trois
Surs a été signé en mai à Autun,
devant les notaires royaux. Les Filles de la Charité sont appelées
par les membres de la Confrérie de la Charité qui ont
constitué une rente pour le soin des malades de la ville et lentretien
des Surs. Mère Mathurine Guérin qui vient de terminer
son sexennat, mais dont le nom est inscrit sur le contrat, le ratifie
en ce jour à Paris avec Sur Barbe Bailly, économe
et Sur Suzanne Chanteau, dépensière.
En 1790, trois Conseillers de la Ville de Paris viennent
vérifier, de visu, la Déclaration du 11 février sur
les Biens de la Compagnie. Ils parcourent toutes les pièces
de la maison. Nayant pas fini au cours de cette journée,
ils reviennent le mercredi 28 juillet.
En 1834, à Paris, Mgr de Quélen adresse à
ses diocésains un mandement : larchevêque y sollicite
leur charité pour le payement de la châsse contenant les
reliques de saint Vincent.
Luvre dart réalisée par Odiot, avait provoqué
ladmiration ; elle allait maintenant provoquer des procès.
Lorfèvre demandait soixante-deux mille sept cent cinquante-six
francs plus quatre mille trois cent quatre-vingt-douze francs pour frais
accessoires. Avant la révolution de 1830, Odiot avait déjà
reçu presque la moitié de la somme. Au secrétariat
de lArchevêché se trouvaient encore quinze mille cinq
cents francs qui auraient permis dacquitter à peu près
ce qui restait dû à lorfèvre. Mais, lors du
pillage de larchevêché, le 29 juillet, cette somme
disparut. Cest dans ces circonstances que lorfèvre
afficha des exigences de plus en plus exagérées et fit appel
au tribunal : «Quon me paye, disait Odiot, la somme
due et des intérêts ! Sinon je reprends la châsse et
la livre à la fonte !» Il exigeait ainsi, au taux actuel,
environ neuf millions sept cent mille francs. Et le tribunal décida
en sa faveur.
Or, larchevêque de Paris avait lui-même, au cours du
sac de juillet, perdu tout son patrimoine personnel. Il se vit obligé
de lancer un appel. Il fut entendu. Sept journaux catholiques ouvrirent
une souscription. Les curés de Paris et de la banlieue, tirent
de leur mieux. Il y eut, même en dehors de la capitale, des gestes
émouvants : ainsi, à Agen, les malades et les enfants
trouvés de lhospice, ayant eu connaissance de la lettre de
Mgr de Quélen, simposèrent des privations, et avec
lagrément de la supérieure, envoyèrent à
larchevêque, quarante-quatre francs soixante-quinze, soit
plus de sept mille francs daujourdhui.
Huit jours après lappel épiscopal, tous les frais
étaient couverts, et il restait en plus trois mille soixante neuf
francs quatre-vingt-quinze, cest-à-dire, pour nous, quatre
cent soixante-quinze mille francs qui furent employés pour les
enfants que lépidémie de choléra avait rendus
orphelins. Toutes les sommes versées additionnées, cest,
de notre monnaie actuelle, près de treize millions quil avait
fallu verser à lorfèvre. Son avidité a obtenu
un résultat qui atténue le caractère sordide de cette
affaire : cest, en réalité, la charité
populaire qui a gardé au Saint de la Charité un reliquaire
digne de lui.
A la lettre que, tout aussitôt, il adressera à son clergé
et à son peuple pour les remercier de leur générosité,
Mgr de Quélen donnera comme conclusion cette prière adressée
à saint Vincent : «Cest avec un redoublement
de ferveur et de confiance que nous vous consacrons de nouveau ce diocèse
tout vivant encore de vos bienfaits. Soyez-en le protecteur !»
(1).
1) Vandamme : Le corps de St Vincent de Paul, pp. 138-139 ;
Rosset : Vie de M. Etienne, p. 61, note.

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