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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
3 JUILLET
En 1660, Monsieur Vincent, assis dans son fauteuil, accueille
les Surs à Saint Lazare pour parler des vertus de
Louise de Marillac. Avec émotion, chacune souligne une
des vertus qui la plus particulièrement marquée :
sa relation à Dieu, son humilité, sa prudence, sa bonté,
sa pauvreté. Monsieur Vincent, connaissant les inquiétudes
des Surs à propos de celle qui deviendra responsable de la Compagnie
des Filles de la Charité, dit simplement : La question
a été faite, savoir si l'on en chercherait une au dehors,
ou si on en prendrait une du corps de votre Compagnie. Dieu a permis,
après beaucoup de prières pour cela, que la résolution
a été d'en prendre une parmi vous. Les Surs
sont invitées à beaucoup prier Dieu. (C)
En 1699, à Riom, le procureur de la Confrérie
des Dames de la Charité signe avec Mère Julienne Laboue
et les Surs officières le contrat pour létablissement
de deux Surs pour les malades de la ville. Sont prévus
par le contrat la mise à disposition dun logement exonéré
de tout impôt et le versement dindemnités. (C)
En 1932, à linfirmerie de la Maison-Mère,
M. Raymond Gleizes meurt, après avoir donné soixante
ans de sa vie à la petite Compagnie.
Né près de Castelnaudary, il entra chez Saint Vincent après
lordination sacerdotale quil reçut le 19 avril 1870.
Ses trente premières années vincentiennes furent consacrées
aux grands séminaristes de La Rochelle, Nice, Marseille, Oran,
Kouba, Tours. En cette dernière ville, il fut supérieur
et visiteur. En 1902 Liège reçoit M. Gleizes comme supérieur
et directeur des Surs. Il construit alors, rue Saint-Pierre, limposante
résidence de style gothique dont il était si fier.
En 1921, M. Gleizes sera visiteur de France et peu de temps après,
assistant de la Maison-Mère.
Exemple de régularité et homme de lobéissance,
sa vertu la plus chère, M. Gleizes a, en outre, attaché
indissolublement son nom à celui de Jean Le Vacher. Pendant
des années et des années, avec une énergie que sa
santé et létat de ses yeux ninfirmèrent
jamais, il se consacra à de patientes recherches sur Jean Le Vacher.
Il fallut le talonner pour quenfin, en 1914, il fît paraître
son ouvrage sur le martyr algérien. LAcadémie française
lui décerna un prix. Inlassable, M. Gleizes constitua le dossier
en vue du procès de béatification de son héros, lança
la célèbre «Image qui guérit»
et qui devint linstrument de grâces extraordinaires.
Lenthousiasme toujours jeune avec lequel il se consacra à
cette cause, se transforma en une sorte de fureur passionnée. quand
on osa mettre en doute la captivité de saint Vincent en Barbarie,
et, en 1930, M. Gleizes fit paraître un ouvrage de riposte. Son
uvre dhistorien peut donner prise a la critique ; par
contre, son exemple dénergie et de travail est inattaquable
(1).
En 1955, à Paris, la trente-deuxième Assemblée
Générale élit M. Félix Contassot comme admoniteur
du supérieur général.
Une «Grande Commission» de six membres est ensuite
formée : son rôle est de répartir les questions
à traiter, de fixer «lordre du jour» des sessions.
Pour éviter les pertes de temps et parer à toute digression
dans la discussion, sept commissions sont constituées, dont la
compétence est limitée à lun des chapitres
sous lesquels se groupent les postulats des Assemblées provinciales
ou les questions soulevées par les nouvelles Constitutions. Pour
la formation des Nôtres, la commission est présidée
par M. Scamps et M. Peters. Celle de droit canon, par M. Lopez et M. Rodgers.
Celle des missions, par M. Deymier. M. Godinho préside la commission
des Séminaires ; M. Tasso, la Liturgie ; M. Lapalorcia,
les Règlements, et M. Knapik dirige la commission des Paroisses.
Le nombre de ces commissions et leur objet disent lampleur du travail
de la trente-deuxième Assemblée (2).
1) Annales, t. 97,
pp. 693-698.
2) Annales, t. 119-120, pp. 180.

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