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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
30 JUIN
En 1700, le procureur de lEvêque de Saintes
signe avec Mère Julienne Laboue et les Surs officières
le contrat détablissement de trois Surs pour le service
des malades de la ville de Saintes et des faubourgs. Une maison est
mise à la disposition des Surs par lEvêque et
les indemnités annuelles sera versée par lEglise Cathédrale.
En 1714, les deux Surs de Serqueux dont le départ
a été décidé, vendent les meubles et les biens
de leur maison. Les habitants de la paroisse protestent car ces biens
ne leur appartiennent pas, elles nen ont que lusage. Mère
Chevreau envoie léconome Sur Jeanne Gauvin pour
régler le différent. Un inventaire est fait, ce qui a été
vendu est remboursé. Un acte signé devant notaire à
Gaillefontaine confirme le départ des Surs et la régularisation
de la situation.
En 1947, à Dax, mort du Frère Maximin
Puyo.
Il n'appartient pas à la catégorie des «déracinés».
Toute sa vie, depuis sa naissance à Lesgor, le 17 novembre 1879,
s'est déroulée sous le ciel des Landes ; et toute sa vie
religieuse, il l'a passée à NotreDame du Pouy. De 1910 à
1947, que de générations de missionnaires il a aidées
par ses travaux ! Et qui pourrait oublier cette silhouette sans superfluités,
ferme et noueuse comme les ceps de son terroir, ce regard vif, mais que
l'humilité faisait modeste, ce long nez mince qui, dit-on, est
la marque des gens d'esprit. Et, de l'esprit, il en avait, ce bon Frère
Puyo !
De l'esprit dont le pétillement était tempéré
par le bon sens paysan et nuancé par la charité fraternelle,
comme le fut celui de Monsieur Vincent qui devait se mirer dans ce compatriote
dèvenu son fils. Et quelle vie de labeur ininterrompu, la vie de
ce frère qui était l'homme à tout-faire ! Fit quelle
richesse d'âme ! L'ange gardien de Notre-Dame du Pouy a dû
sentir plus d'une fois s'alléger son rôle de protecteur,
à cause des mérites de cet authentique Frère de la
Mission.
En 1955, à Paris, ouverture de la 32e Assemblée
générale.
Elle comptera parmi les plus importantes. D'abord par le nombre, encore
jamais atteint, de ses membres : ils sont cent onze. En fait, ils devraient
être cent dix-neuf, si toutes les Provinces situées derrière
les «rideaux de fer» ou «de bambou»
avaient pu avoir leur nombre normal de députés. En vertu
de l'indult du Saint-Siège permettant aux Visiteurs de Hongrie,
de Slovaquie, de Pologne, de Yougoslavie de désigner un confrère
résidant hors de ces provinces pour les remplacer, les trente-six
Provinces de la petite Compagnie sont toutes là.
Vision réconfortante, puisque par son caractère international,
elle affirme la présence et la vitalité de la petite Compagnie
dans les cinq parties du monde.
Importante, cette 32e Assemblée, le sera aussi par son objet :
elle doit élire six Assistants, examiner les postulats des diverses
Assemblée provinciales et discuter les questions soulevées
par les Constitutions revisées. Des innovations heureuses vont
faciliter son travail : chacun des membres de l'Assemblée est installée
à une petite table individuelle. Sur la table du Bureau de l'Assemblée,
un micro va économiser la fatigue des voix et clarifier l'audition
du latin qui, malgré l'inégalité du vocabulaire et
de la syntaxe utilisés par les députés, reste la
seule langue vraiment internationale... Donc, à 16 heures, en ce
jour, la 32e Assemblée écoute d'abord l'allocution du très
honoré Père Slattery qui montre l'importance de ces
solennelles assises et évoque délicatement le souvenir des
Confrères persécutés de l'Europe centrale et de la
Chine.
Puis l'Assemblée élit, comme son Secrétaire, l'éminent
canoniste qu'est M. Guido Cocchi ; comme Assistant de l'Assemblée,
M. Fugazza ; comme assesseurs pour le contrôle des votes, MM. Pierre
Dulau, Secrétaire général, et Antoine Czapla, député
de Pologne (1).
1) Annales. t. 119-120,
pp. 417-421 et pp. 475-477.

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