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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
28 JUIN En 1607, à Aiguesmortes, après dix mois d'attente
et de sérieux préparatifs, saint Vincent de Paul et Guillaume
Gautier, le niçois renégat qui fut, en Barbarie le deuxième
propriétaire de notre bienheureux Père, touchent avec joie
le sol de France. Les deux compagnons avaient jugé nécessaire
de s'évader, afin que Guillaume Gautier pùt trouver un pays
où, sans danger pour sa vie, il lui fût loisible de renoncer
à la religion de Mahomet à laquelle il avait adhéré
malgré son sacerdoce et ses obligations de Cordelier (1). En 1646, ce jour se tient à la Maison Mère des Filles
de la Charité le premier conseil de la Compagnie. Autour
de Monsieur Vincent et de Mademoiselle sont regroupés
Monsieur Alméras, assistant de la Congrégation de
la Mission, et cinq Surs : Elisabeth Hellot qui assure le
Secrétariat, Geneviève Poisson, Anne Hardemont, Jeanne
Lepintre, Julienne Loret. En 1785, le procureur de lEvêque et des administrateurs de lhôpital général de Lodève, et Mère Renée Dubois, Sur Madeleine Poinsel et Sur Reine Jeannin, dépensière (lassistante est malade) signent le contrat détablissement de quatre Surs à Lodève. Les Surs sont appelées pour le soin des malades des deux sexes, des vieillards et des enfants accueillis à lhôpital. Elles auront, seules, le soin de la pharmacie. En 1815, à Saint-Denis, les Alliés s'étant
emparés de la ville, les élèves de la maison d'éducation
de la Légion d'honneur s'enfuient à Paris. Pour héberger
ces demoiselles, le gouvernement, pris au dépourvu, demande aux
Filles de la Charité de céder leur maison de la rue du Vieux-Colombier,
sise à l'actuel N° 11, et de s'installer rue du Bac, à
l'hôtel de Châtillon, habité autrefois par Mme
de La Vallière, épouse du duc de La Vallière, célèbre
bibliophile, et descendant de la trop fameuse favorite de Louis XIV, laquelle
n'a jamais logé rue du Bac... En 1815, quand les Surs s'y
installent, il y a déjà deux ans qu'un décret impérial
a attribué aux Filles de la Charité la jouissance de cet
immeuble ; mais les aménagements ont plus ou moins traîné
et ne sont pas encore achevés. Cependant les Surs s'inclinent
devant la nécessité. Dès le lendemain de ce jour,
les restes précieux de sainte Louise de Marillac sont transportés
à la nouvelle Maison-Mère ; et le 30 juin, à leur
tour, les reliques de saint Vincent quittent la rue du Vieux-Colombier
: elles resteront rue du Bac jusqu'aux préparatifs de leur solennelle
translation, en 1830. En 1896, dans la chapelle de la Maison-Mère, rue de Sèvres, le cardinal Richard, assisté de Mgr Antoine Carrie, spiritain, et de Mgr Benjamin Christiaens, des frères mineurs, confère la consécration épiscopale à notre confrère, Mgr François Lesné, archevèque de Philippopolis. Son Excellence M. Nazare Aga, ambassadeur de Perse auprès du Gouvernement français, assiste à la cérémonie (3).
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