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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
27 JUIN
En 1625, à Marseille, au Général des
galères que sa fonction a retenu en cette ville, Monsieur Vincent
vient annoncer la mort de Mme de Gondi. Malgré les délicats
ménagements avec lesquels notre bienheureux Père s'acquitte
de ce pénible devoir, la douleur de M. de Gondi demeure si sensible
qu'elle achève de le détacher du monde : l'année
suivante, il entrera dans la Congrégation de l'Oratoire.
Par testament, Mme de Gondi demandait à son époux
de retenir Monsieur Vincent dans sa maison, auprès de ses enfants.
Que la communauté naissante des Prêtres de la Mission eût
besoin que son Supérieur fût tout à elle, M. de Gondi
le comprit mieux que son épouse. Aussi laissa-t-il à Monsieur
Vincent pleine liberté de s'installer au Collège des Bons-Enfants
(1).
En 1697, Verdun, la Compagnie des Filles de la Charité
signe avec le chanoine Duperron le contrat dachat de la maison occupée
par les Surs à Verdun : maison avec jardin, grange,
sise le long de la rivière, pour le prix de 3000 livres. Les héritiers
du Chanoine, décédé en 1714, accepteront cette vente.
En 1873, à Reims où il est arrivé
la veille, le très honoré Père Etienne, accompagné
de M. Jules Mailly, Procureur de la Mission, se dispose à partir
pour Saint-Walfroy. Le Supérieur du lieu, M. Antoine
Flagel, désirait la présence du Supérieur général
à la consécration du maître-autel de l'église.
Mgr Landriot, archevêque de Reims, procédera à cette
cérémonie le 29 juin... Il y a cinq ans que la Congrégation,
en la personne de M. Flagel et du Frère Antoine Rouchy, s'est établie
sur la montagne de Saint-lValfroy. De cette crête des Ardennes la
pieté avait fait depuis des siècles un lieu de pèlerinage
en l'honneur de Walfroy qui y vécut en ermite avant d'y fonder
un monastère, au VIe siècle.
Dès son accession au siège archiépiscopal de Reims,
Mgr Landriot, précédemment évêque de
La Rochelle où il avait apprécié nos confrères,
voulut leur confier le pèlerinage de Saint-Walfroy, et réclama
même, à cet effet, M. Flagel, dont il avait mesuré
les talents de supérieur au Grand séminaire rochelois. Les
espoirs de l'archevêque ne furent pas trompés. M. Flagel,
d'abord seul avec le Frère Rouchy, et ensuite aidé par deux
Confrères, donna au pèlerinage un admirable développement
spirituel ; en même temps, il embellissait l'église, ajoutait
des dépendances au bâtiment primitif pour recevoir pèlerins
et retraitants, et faisait de Saint-lValfroy une maison de missions.
Après sa mort, l'importance de cette résidence missionnaire
s'accrut : les confrères de Reims quittèrent la maison de
la rue Libergier où la Mission s'était établie en
1867 et vinrent habiter Saint-Walfroy. Leur supérieur, M. Firmin
Boulanger, amplifia l'uvre de son prédécesseur
et, surtout, il put, grâce à ses sept ou huit confrères,
assurer des missions dans la région.
Nos Confrères y travaillèrent pendant quarante ans, de 1868
à 1909 : les lois contre les Congrégations réussirent
à les chasser, alors que les archevêques de Reims, les prêtres
et les fidèles n'avaient qu'à se louer de leur dévouement
et que leur rayonnement s'étendait non seulement sur le diocèse
de Saint-Rémi, mais encore dans la Meuse, en Belgique et au Luxembourg
(2).
1) Coste I, p. 177.
2) Annales, t. 38, pp. 524-553 ; t. 89, pp. 207-225.

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