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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
24 JUIN
En 1715, la Mère Jeanne Chevreau et les Surs
officières signent le contrat détablissement de
deux Surs sur les terres du prieuré de Villenauxe la
petite (près de Nogent-sur-Seine) pour enseigner les petites
filles et soigner les malades. En avril, le Roi Louis XIV avait signé
les Lettres patentes autorisant cet établissement.
En 1734, à Montfermeil, le Curé,
avec laccord du Bureau des habitants de la paroisse et celui de
lArchevêque de Paris signe avec Mère Pâque
Carlier et les trois Surs officières, le contrat détablissement
de deux Surs pour le service les pauvres malades et lécole
aux petites filles. Le contrat comporte la liste de toutes les rentes
établies pour cette fondation.
En 1736, à Rome, Clément XII
publie le décret approuvant les deux miracles retenus
sur les six proposés pour la canonisation de notre bienheureux
Père.
Le premier cas de guérison extraordinaire est celui de Sur
Marie-Thérèse de Saint-Basile, bénédictine
de Montmirail : elle souffrait d'ulcères putrides, d'hydropisie
et d'hémiplégie.
Le second cas est celui de François Richer affligé d'une
hernie complète, ancienne et incurable (1).
En 1839, à Paris, Mgr de Quélen
annonce à ses diocésains que le Pape autorise l'insertion
de Regina sine labe concepta dans les litanies mariales. L'archevêque
de Séville l'a poussé à faire cette demande : le
prélat espagnol a été ému par la récente
lettre pastorale de Mgr de Quélen : elle était un commentaire
de l'O Marie conçue sans péché de la Médaille
miraculeuse (2).
En 1868, à Paris, sur la paroisse
Saint-Sulpice, mort de M. Jean-Baptiste Nozo, qui fut le treizième
Supérieur général de la Mission.
Né à Ablaincourt, dans le diocèse d'Amiens, le
4 janvier 1796, il était entré dans la Compagnie à
l'âge de 24 ans. Après avoir enseigné dans les Séminaires
de Saint-Flour et de Cahors, il fut appelé à Paris, en
1827, comme Directeur du Séminaire interne. Il fit preuve d'un
beau dévouement pendant l'épidémie de choléra
en 1830. Supérieur du Séminaire de Châlons, puis
Visiteur de France, il fut élu Supérieur général
par l'Assemblée de 1835.
Les désastreuses affaires financières dans lesquelles
il s'engagea et qui l'amenèrent à donner sa démission
en 1842, ne doivent pas faire oublier que sous son généralat
se place une très belle expansion de la petite Compagnie : la
Perse et l'Abyssinie, en 1840, l'Irlande en 1839, s'offrirent aux Fils
de saint Vincent. Mis à part l'Espagne et le Portugal où
sévissait la persécution religieuse, les uvres prospéraient
partout (3).
En 1938, à Paris, mort de M. Joseph
Caussanel.
Il appartenait à une belle famille chrétienne du diocèse
de Rodez, qui de ses neuf enfants, en donna cinq au bon Dieu : un Jésuite,
deux Lazaristes et deux Filles de la Charité.
Entré comme prêtre dans la Congrégation, M. Joseph
Caussanel travailla dans les grands Séminaires de Saint-Flour,
de Sens et d'Angoulême jusqu'en 1903. Après un petit séjour
à Buenos-Ayres, il fit un long stage d'aumônier à
Clichy, et en 1929, il vint rejoindre à la Maison-Mère
son frère aîné, Frédéric, l'impressionnant
Doyen .d'âge des confrères. A l'époque, c'était
un tableau touchant de voir Frédéric, le nonagénaire,
aux prises avec celui qu'il.appelait «son petit frère»,
Joseph, l'octogénaire. M. Joseph Caussanel fut remarquable, toute
sa vie, par la délicate politesse envers les hommes, et par sa
solide piété qui fut une des formes de sa politesse envers
Dieu (4).
1) Circulaires,
t. I, pp. 663-664.
2) Crapez : La vénérable Catherine Labouré,
pp. 126-129.
3) Circulaires t. II, p. 462 ; Annales, t. 90, pp. 108-134.
4) Annales, t. 103, pp.'697-698

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