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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
23 JUIN
En 1623, à Bordeaux, mission sur les Galères
: M. Vincent s'associa plusieurs bons religieux de divers ordres; et s'étant
partagés et mis à travailler deux en chaque galère,
ils y firent la mission et disposèrent ces pauvres gens à
se réconcilier à Dieu par de bonnes confessions générales
et à se soumettre à toutes ses volontés.
En 1625, à Paris, dans son hôtel de la rue
Pavée, Mme de Gondi, assistée par M. Vincent, rend
à Dieu sa belle âme. Parmi les bienfaitrices de là
petite Compagnie, Françoise-Marguerite de Silly occupe une
place de choix que notre bienheureux Père, lui-même a marquée
en lui décernant le titre de «fondatrice» de
la Mission.
En 1604, à l'âge de 24 ans, Françoise-Marguerite de
Silly épousait le Général des Galères, Philippe-Enimanuel
de Gondi ; et les fils qui naquirent de leur union furent la raison
des premières relations de Monsieur Vincent avec Mme de Gondi.
Cette mère selon le cur de Dieu disait : «Je souhaite
bien plus faire de mes enfants des saints dans le ciel que de grands seigneurs
sur la terre» Aussi voulait-elle pour eux un précepteur
doté de toutes les qualités requises. Le Père de
Bérulle lui donna Monsieur Vincent. C'était aux environs
de 1613.
Un an après, Mme de Gondi confiait au prêtre landais la direction
de son âme. Elle y mit d'ailleurs un certain égocentrisme,
voulant pratiquement son confesseur pour elle seule ou à peu près.
Mais il, monsieur Vincent sut échapper à cette espèce
de séquestration spirituelle et, pour pousser cette âme à
s'évader de son pieux égoïsme, il lui montra les larges
avenues de la Charité... Et les terres de Mme de Gondi, dans le
diocèse de Sens comme dans celui de Soissons, devinrent le sol
de croissance des confréries de la Charité. Aux soins corporels
de ses vassaux, Mme de Gondi, à partir du sermon de Folleville,
joignit le souci de leurs âmes.
Après avoir longtemps cherché les prêtres qui accepteraient
d'évangéliser les pauvres gens, elle fut en quelque sorte
forcée
de s'en remettre à Monsieur Vincent. Elle lui fit donner le
Collège des Bons-Enfants ; et le contrat de fondation de la
Mission à peine sgné par elle et son mari, le 17 avril 1625,
Mme de Gondi tombe malade et meurt trois mois après, comme si cet
acte était le geste suprême que Dieu attendît d'elle.
En de nombreuses circonstances, Monsieur Vincent a loué la simplicité,
l'humilité et la charité de cette noble dame.
Elle donna l'un de ses fils à l'Eglise, le fameux Cardinal de
Retz, archevêque de Paris. Mais le zèle charitable de
Mme de Gondi en rendant possible la fondation de la Mission ne lui confère-t-il
pas le droit de considérer comme siens, dans une certaine mesure,
les milliers de fils de saint Vincent qui, depuis le 17 avril 1625, ont
pu se consacrer au salut des âmes ?. (1)
En 1655, Louise de Marillac annonce à Barbe Angiboust que la Compagnie
des Filles de la Charité prend en charge un nouveau service : celui
des femmes ayant des troubles psychiques importants, accueillies
dans les Petites maisons sur l'emplacement actuel du magasin du
Bon Marché à Paris. Anne Hardemont y sera la première
Sur Servante.
En 1690, à Sarcelles, Monsieur de Hautefort, seigneur
de Sarcelles signe avec Mère Mathurine Guérin et les Surs
officières le contrat détablissement de deux Surs
pour le service des malades et linstruction des petites filles de
la paroisse Saint Pierre, Saint Paul.
En 1927, à Vohipeno, le coadjuteur de Mgr Crouzet,
Mgr Charles Lasne, meurt au cours d'une tournée pastorale. De ce
zélé missionnaire il sera plus longuement parlé au
jour anniversaire de son sacre, le 9 juillet (2).
1) Annales,t. 76,
pp. 413-420 ; t. 89, pp. 588-590 ; t. 91, pp. 924 ; t. 98, pp. 67-80.
2) Annales, t. 92, p. 648.

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