|
ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
22 JUIN
En 1683, à Vannes, des rentes, établies en ce jour, viennent compléter la fondation faite par la marquise du Plessis pour létablissement de deux Surs dans la paroisse Sainte Croix de Vannes. La première Sur Servante est Gabrielle Dupuy : elle aura à surmonter beaucoup de difficultés venant de certaines personnes de la paroisse. Son calme, sa patience marqueront beaucoup ses compagnes. En 1850, à Rome, Pie IX, par l'intermédiaire
du cardinal Lambruschini, Préfet de la Congrégation
des Rites, accorde à la Compagnie la faculté de célébrer
la Translation de saint Vincent le deuxième dimanche après
Pâques (2). En 1864, à Paris, le Père Etienne
qui rentre de Rome, trouve sur son bureau des lettres du Visiteur de
Varsovie. Elles lui apprennent qu'après deux ans de lutte,
li'insurrection polonaise a été écrasée par
les forces russes vingt fois supérieures. Et la réaction
du vainqueur, schismatique, c'est la persécution religieuse. La
maison de Sainte-Croix de Varsovie, où le Père Etienne avait
réussi à parvenir le 15 juin 1859, a été soumise,
à des perquisitions qui n'ont rien respecté, pas même
les tombeaux ; plusieurs missionnaires ont été emprisonnés
; deux sont en exil ; le petit groupe qui demeure encore à Sainte-Croix
vit dans de continuelles alarmes. Les prévisions pessimistes de
ces héroïques confrères seront, hélas 1 bientôt
réalisées (3). En 1935, à Castlenock qui fut le berceau
de la Congrégation en Irlande, commencent les fêtes destinées
à marquer le centenaire du Collège fondé par M. Mac
Namara et ses compagnons. Les solennités vont durer deux jours.
Le cardinal Mac Rory, entouré de huit évêques
présidera la dernière journée à laquelle participera
M. de Valéra, Chef de l'Etat. Tandis que le cardinal proclame qu'aucun
autre Collège n'a produit des hommes possédant davantage
l'humble et vénérable esprit de saint Vincent, le Président
de Valéra déclare : «Quand on a des collèges
comme Castlenock, on peut envisager avec confiance les problèmes
del'avenir.» En 1941, à Montolieu, en achevant de
prêcher une retraite aux Filles de la Charité, M. Jacques
Frasse, avant-dernier Visiteur de Provence, meurt à l'âge
de 75 ans. Dans tous les postes où l'obéissance le plaça,
à Rome d'où il revint docteur, à la Mai où
il enseigna les étudiants, en Italie où il forma les séminaristes,
M. Frasse fit preuve d'un grand esprit de foi et d'une solide piété.
Dans ses deux postes de Visiteur, après la guerre de 1914, en Algérie
et en Provence, M. Frasse a été un administrateur pacifique
et de bon sens ; et dans son rôle de Directeur des Surs, il
fut le prêtre équilibré qui ne lance pas les âmes
dans des mystiques dangereuses (5).
|