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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
20 JUIN
En 1706, à Bordeaux, les Administrateurs de lhôpital
Saint André souhaitent la venue de 4 nouvelles Surs. Le contrat
est signé en ce jour. La communauté de lhôpital
comptera 20 Surs.
En 1720, à Versailles, fondation de lhôpital
royal. Quatre Surs y arrivent le 1er avril 1721.Leur nombre augmentera
rapidement. Le 31 décembre 1724, la communauté comptera
onze Surs.
En 1847, àRome, le Père Etienne obtient de Pie IX
le pouvoir, pour tous les Supérieurs généraux de
la Mission, d'ériger dans chacune des maisons des Filles de la
Charité une pieuse association dédiée à la
Vierge Immaculée, en faveur des jeunes filles qui fréquentent
leurs écoles ou leurs ouvroirs. Le rescrit signé par le
Pape en ce jour est l'acte de naissance officiel de l'Association des
Enfants de Marie que, par l'intermédiaire de sainte Catherine Labouré,
la Vierge de la Médaille avait demandé à M. Aladel
de créer (1).
En 1953, à Tunis, mort de Mgr Albert-Charles Gounot, archevêque
de Carthage. Plus que par son rang et son titre dans la hiérarchie
catholique, c'est par sa valeur humaine et par son âme sacerdotale
que le Primat d'Afrique a fait honneur aux lieux qui furent les cadres
de sa vie et aux personnes qu'il a connues. De Villeurbanne où
il est né le 6 janvier 18?4, il entre à l'école cléricale
de Notre-Dame Saint-Vincent à Lyon et de là au Grand Séminaire
d'Alix. Ame marquée par une pieuse maman et par des prêtres
éminents parmi lesquels celui qui deviendra le cardinal Verdier,
Charles Gounot, en 1902, entre dans la Congrégation.
Bien qu'interrompues par la guerre où il fait simplement, mais
exemplairement son devoir de combattant, ses années d'enseinement
à Dax, de 1907 à 1922, l'ont préparé à
occuper d'une manière magistrale le poste de Supérieur à
Constantine, puis à Montauban.
Quand il reçoit la lourde responsabilité de l'archidiocèse
de Carthagè, ce formateur de Prêtres se révèle
un homme d'action dont le sens social et l'incapacité à
se reposer ont fait l'Archevêque indispensable pour conduire la
Tunisie chrétienne à travers les dures années de
la guerre et pour y relever les ruines matérielles comme pour y
panser les plaies morales. Le cardinal Verdier, son maître
si vénéré en lui conférant la plénitude
du Sacerdoce, a noué entre l'âme de Mgr Gounot et la sienne
une parenté spirituelle qui pourrait apparaître comme une
ratification de la ressemblance morale existant entre les deux hommes
: même simplicité, même bonté, même équilibre
doctrinal, même optimisme, même formation spirituelle héritée
du xvii, siècle, l'un à travers M. Olier, l'autre a travers
M. Vincent auquel l'archevêque de Carthage a toujours été
attaché comme le montrent les mots délicats que quelques
jours avant sa mort il adressait au très honoré Père.
Comme le Cardinal, dans son grand Paris, Mgr Gounot, dans sa vaste Tunisie,
a été l'évêque de tous les chantiers et le
pasteur accessible à tous (2).
(1) Acta Apostolica, p. 253 ; Annales, t. 70, p. 207 ; E. Crapez, La
Vénérable Catherine Labouré, pp. 152-153.
(2) Annales, t. 118, pp. 52-59 ; t. 102, pp. 855-860 , t. 103, pp. 79-83,
159-161 ; t. 105, pp. 307-315.

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