|
ÉPHÉMÉRIDES de la Congrégation de la Mission 15 JUIN En 1623, à Bordeaux, c'est aux environs de ce jour
que Monsieur Vincent achève de donner la mission aux galériens
qui attendaient dans le port de la Gironde leur embarquement pour Marseille.
Grâce au concours des communautés de la ville, Vincent put
placer deux missionnaires sur chaque galère. Les forçats,
en grand nombre, firent leur confession générale ; il y
eut même un Turc qui se convertit. Après la clôture
de cette mission, Monsieur Vincent ira faire un dernier séjour
à Pouy, son village natal (1). En 1822, à Rome, Pie VII accorde la faculté
aux Prêtres de la Mission, de réciter l'office et de célébrer
la messe de Saint-Vincent, le 27 septembre (2). En 1900, à Pékin, au Si-tang, l'église
de l'Ouest, le curé, M. Maurice Doré, meurt dans
l'incendie de son église. Dans son rapport sur les tragiques événements
de Pékin, en cette année 1900, M. Boscat, procureur à
Shanghai, dit que les circonstances de la mort de M. Doré ne peuvent
être précisées : alors qu'il y priait, a-t-il été
criblé de coups dans sa chambre ? ou bien a-t-il été
à la fois suffoqué par les flammes et frappé par
les incendiaires 9 Plusieurs personnes ont affirmé que les membres
encore palpitants de M. Doré auraient été amoncelés
sur le maître-autel du Sitang et auraient été
ainsi brûlés à l'endroit où tous les jours
il offrait le saint sacrifice... En tout cas, ce qui ne fait pas de doute,
ce sont les dispositions de ce missionnaire qui, né à Paris,
le 15 mai 1862, était arrivé en Chine le 16 octobre 1898,
aussitôt après son ordination, et qui, pendant douze ans,
s'était donné avec, ardeur à sa tâche. Dans
sa dernière lettre datée du 20 mai, et qu'il adressait à
sa sur, il déclarait : «Tout fait croire que nous allons
être massacrés et incendiés... J'attends avec confiance
ce qu'il plaira à Dieu de faire de moi. Je ne mérite, certes
pas, la grâce de mourir pour son nom, car c'est absolument de cela
qu'il s'agit ; toutefois, s'il daignait m'accorder cette immense faveur,
merci, mon Dieu !» (3). En 1903, à Panningen, M. Gracieux, supérieur de Wernhout, signe l'acte d'achat de la propriété. Un embryon de séminaire interne s'était installé près de l'école de Wernhout ; mais l'espace vital s'avérait trop restreint. Le Père Fiat avait depuis quelque temps chargé M. Guillaume Meuffels de chercher un local, quand Mgr Drehmans, évêque de Ruremonde, lui fit connaître le désir des Surs Missionnaires du Précieux Sang de céder leur couvent de Panningen à une autre Communauté (4).
|