21 avril En 1662, de Paris, M. Alméras adresse à la Compagnie un mémoire dans lequel il indique la manière de signer les lettres, les actes publics et autres documents : chacun doit ajouter à son nom : «de la Congrégation de la Mission». Le Supérieur général insiste sur ce point, pour le maintien de l'uniformité, certes, mais aussi pour une raison pratique. Des prêtres n'appartenant pas à la Communauté se font appeler Prêtres de la Mission ou Missionnaires. «Or, déclare M. Alméras, il importe extrêmement que l'on nous distingue d'avec eux pour éviter toute équivoque sur ce sujet et principalement en matière de fondation, de donation,... de toute sorte d'acquisition et d'autres semblables actes publics faits par nous et pour nous» (1). En 1692, à Paris, ouverture de la cinquième Assemblée générale. C'est la seconde qui se tient depuis celle de 1673 qui avait élu M. Jolly. Elle compte vingt-sept membres, va comporter vingt-cinq sessions et se clôturer le 8 mai (2). En 1830, à Paris, arrivée au Séminaire de sœur Catherine Labouré. En 1856, à la demande de M. Aladel, elle écrit le récit de ces jours de grâce : "Je suis arrivée le 21 avril 1830 qui était un mercredi avant la translation des reliques de saint Vincent. Heureuse et contente d'être arrivée pour ce grand jour de fête, il me semblait que je ne tenais plus à la terre. Mais je demandais à saint Vincent toutes les grâces qui m'étaient nécessaires et aussi pour les deux familles et pour la France tout entière. Il me semblait qu'elle en avait le plus grand besoin. Enfin je priais saint Vincent de m'enseigner ce qu'il fallait que je demande avec une foi vive. Et toutes les fois que je revenais de Saint-Lazare, j'avais beaucoup de peine. Il me semblait retrouver à la Communauté saint Vincent ou au moins son coeur qui m'apparaissait toutes les fois que je revenais de Saint-Lazare".(R) En 1913, à Pékin , dans la cathédrale qui, douze ans auparavant, subissait l'assaut prolongé des Boxers, Mgr Jarlin a la joie de présider une cérémonie jusqu'alors inouïe en Chine : le Gouvernement républicain a demandé des prières pour le nouveau Président et pour le Parlement dont les travaux vont s'ouvrir. La cathédrale, dont la façade est pavoisée aux couleurs chinoises et françaises, est bondée d'une foule fermement enthousiaste. Aux premiers rangs ont pris place le délégué du Président de la République, et le ministre des Affaires étrangères, Lou-Tsen-Tsiang, converti au catholicisme depuis deux ans et qui deviendra bénédictin à Saint-André-les-Bruges, et abbé titulaire de Saint-Pierre de Gand. M. Planchet, notre confrère, qui a signé le compte rendu de cette cérémonie, écrivait : «On avait l'impression qu'un monde nouveau venait de naître, qu'un nouvel esprit planait sur la Chine» (3). En 1954, à Rome, en la basilique vaticane, le cardinal Tedeschini, archiprêtre de Saint-Pierre, bénit le groupe en marbre de sainte Louise de Marillac qui a pris place parmi les trente-neuf statues de fondateurs d'ordre. Le comte Wladimir d'Ormesson, ambassadeur de France, la T.H. Mère Lepicard, M. Bisoglio, procureur général près le Saint-Siège sont présents, ainsi que de nombreuses autres personnalités, et que le sculpteur Antonio Berti, de Florence ; c'est lui qui, d'un bloc de marbre de soixante-treize tonnes, tira ce bel ensemble figurant sainte Louise et une Fille de la Charité lui présentant un petit enfant, (4). Elle y retrouvera saint Vincent et sainte Anthide Touret, fondatrice des Soeurs de la Charité de Besançon qui, avant la Révolution française était Fille de la Charité. (R) ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
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