10 m a r s Vers mars 1634, un billet de saint Vincent à sainte Louise porte ces mots : "Notre-Seigneur est une continuelle communion à ceux qui sont unis à son vouloir et non vouloir".(R) En 1654, dans une lettre écrite la veille, sainte Louise recommande aux Premières Soeurs : "Ne songeons qu'à bien faire pour plaire à Dieu : le manquement d'aide extérieure des créatures nous servira à nous avancer en la perfection du saint amour ; car, savez-vous ce que fait Notre-Seigneur quand une âme est délaissée de toute consolation et aide des créatures et qu'elle est assez heureuse et courageuse pour en faire l'usage que j'ai dit ? Il prend son bon plaisir à être la chère conduite de telles âmes ; que si elle ne sent pas ce secours, elle est assurée que Dieu ne permettra rien qui Lui déplaise et c'est là ce que nous pouvons désirer." (R) En 1666 , à Paris , M. Alméras signe le contrat en vertu duquel Mgr Denis de la Barde, évêque de Saint-Brieuc, confie aux Prêtres de la Mission la direction du séminaire de sa ville épiscopale. C'est le troisième séminaire breton que nous prenons en charge, saint Vincent ayant déjà donné à la Bretagne deux équipes sacerdotales, l'une pour Saint-Méen, l'autre pour Tréguier. Le contrat d'aujourd'hui prévoit que trois prêtres et deux frères seront affectés à l'établissement de Saint-Brieuc. Dans la chapelle qui sera construite pour les séminaristes, les États de Bretagne siègeront à plusieurs reprises. Le premier supérieur de Saint-Brieuc sera Donat Cruoly ; certains de ses successeurs jusqu'à la Révolution resteront une vingtaine d'années en charge (1). En 1684 , à Versailles , Louis XlV pose la première pierre de l'église Notre-Dame. A cette époque, il y a déjà dix ans que nos confrères administrent la paroisse royale. L'église Saint-Julien en laquelle a été installé le premier curé lazariste, Nicolas Thibault, est trop exiguë, et le Roi est maintenant pressé de voir «sa» paroisse dotée d'un sanctuaire plus convenable. Le terrain que Mansart a choisi pour édifier Notre-Dame, est tout proche de la vieille église Saint- Julien. C'est un terrain que les Récollets, trop à l'étroit dans leur maison de la Petite-Place, avaient déjà convoité pour y bâtir un nouveau couvent. Le Roi les a désintéressés en leur donnant un nouvel emplacement. Les travaux de construction de Notre-Dame seront active-ment menés, puisque deux ans plus tard la nouvelle église sera solennellement consacrée (2). En 1736 , à Paris , après treize sessions, les trente-cinq membres de la dixième Assemblée générale achèvent leurs travaux. A M. Jean Couty, qu'ils ont élu Supérieur général, les députés demandent : d'abord, de rappeler à la Compagnie certains points de règle négligés ; puis, de songer à ériger avec une portion de la province de Rome, trop vaste, celle de Naples ; enfin, d'imposer à chaque maison une taxe pour soulager Saint-Lazare dans ses charges temporelles (3). En 1830 , à Paris , Mgr de Quélen adresse à ses diocésains un mandement. Après y avoir célébré les gloires de notre Bienheureux Père, l'archevêque annonce que la translation du corps de saint Vincent de Paul dans la chapelle de la Maison-Mère de ses fils aura lieu le dimanche 25 avril ; qu'une neuvaine de prières commencera ce même jour dans les églises et chapelles du diocèse ; et qu'enfin, pour payer la châsse, une quête sera faite par MM. les Curés de la manière qu'ils voudront (4). -----------------------------------------------------------------------------------------------------------
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