ÉPHÉMÉRIDES de la Congrégation de la Mission

 19 février

En 1610 , saint Vincent, qui, arrivé à Paris depuis environ un an, vit chichement, se voit, avec joie admis parmi les conseillers et aumôniers de la reine Marguerite de Valois. Il habite alors rue de Seine, dans une maison proche le palais que la reine s'était fait construire en ce quartier de la capitale (1).

En 1656, au Conseil de la Compagnie, Monsieur Vincent dit "qu'il était fort important de bien choisir les filles qu'on recevraient à ce qu'elles eussent les qualités nécessaires aux Filles de la Charité tant pour les forces du corps que de l'esprit. A moins de prendre garde à cela, on ferait de la Compagnie une infirmerie, et les Filles de la Charité auraient besoin d'autres Filles de la Charité pour les servir au lieu qu'elles doivent servir les Pauvres".(R)

En 1944 , à Kiu-kiang , mort de Mgr Paul Dumond. Lyon le vit naître en 1864 et dix-neuf ans plus tard, au jour même de l'anniversaire de sa naissance, Paul Dumond entrait dans la Compagnie. Sitôt son ordination, il part pour la Chine. Pékin le reçoit, le 16 octobre 1880. Son zèle qui s'appuie sur de belles qualités, lui vaut d'être le premier vicaire apostolique de Tien-tsin. Sacré par Mgr Jarlin, à Pékin (Pétang), le 30 juin 1912, il fait, quelques jours après, dans sa ville épiscopale, une entrée triomphale qui laisse croire qu'un âge d'or se lève pour l'Evangile. Hélas ! de terribles épreuves venues de ceux qui auraient dû être ses plus fidèles collaborateurs, gênent le ministère de Mgr Dumond. En 1921, il est nommé administrateur, puis en 1925, vicaire apostolique de Kan-tchéou. Il a à peine le temps de montrer ce dont il est capable que, en 1931, il est transféré à Nanchang. Sa vie lourdement marquée par la Croix, s'achève dans les difficultés de l'occupation japonaise et de la guerre (2).

En 1945, à Manille , mort de M. Pampliega, tué à la grenade avec plus d'une centaine d'autres victimes dans les caves du Palais du Gouverneur. (R)

En 1952 , à Prime-Combe , après une longue maladie, mort de M. Louis Castamagne. Le cardinal de Vasconcellos, archevêque de Sao-Paulo, qui fut son dirigé, a dit de ce confrère : «M. Castamagne était prêtre avant tout, un des plus grands parmi les enfants de saint Vincent, par l'étendue de son savoir et la clarté de son enseignement, que j'admirais au grand séminaire de Mariana, et aussi par son humilité et sa simplicité... » C'est, exprimées en quelques lignes, toute l'affection et la vénération que M. Castamagne a suscitées à Marseille, à Nice, au Brésil, à Bernay, à Beauvais, à Angoulême, à Montauban et à Albi, par sa « volonté ferme et rectiligne, par son intelligence claire et fougueuse » et aussi par sa belle cordialité méridionale qui ne se formalisait pas de voir tel ou tel confrère, d'Albi par exemple, lui voler une de ces savoureuses histoires, surtout brésiliennes, dont il régalait les récréations (3).

En 1953, à Rome , le Souverain Pontife nomme notre confrère, Jean Klooster, évêque de Germanicopolis et vicaire apostolique de Surabaïa, à Java. Le nouvel évêque, qui a quarante-deux ans, sera sacré au mois de mai par Mgr de Jonghe d'Ardoye (4).

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1) Coste , I, pp. 64-65.
2) Annales , t. 77, pp. 507 sq. ; t. 78, pp. 268 sq. ; t. 86, p. 337 ; t. 96, p. 855 et t. 110-111, p. 196.
3) Annales , t. 117, pp. 42-45.
4) Annales , t. 118, p. 246.