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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
18 février En 1654, Sainte Louise écrit : "La pure intention que les Sœurs doivent avoir de faire leurs actions pour l'amour de Dieu leur servira d'aide pour se conserver dans l'esprit que les vraies Filles de la Charité doivent avoir." (R)
En 1869 , à Tchengtingfu la fièvre typhoïde emporte Mgr Jean-Baptiste Anouilh, vicaire apostolique du Tchély occidental. Originaire du diocèse de Pamiers, il s'était embarqué pour la Chine, en 1847, avec les premières Filles de la Charité. Quatre ans après, — tant son zèle intelligent était vif — Mgr Mouly, vicaire apostolique de Pékin, le prend comme coadjuteur et le sacre dans une chapelle de village. Rome ayant divisé en trois sections le Vicariat de Pékin, Mgr Anouilh, en 1858, reçoit en héritage le sud-ouest du Tchély : c'est-à-dire 250 kilomètres de long, 160 de large, une grande ville : Tcheng-ting-fou, neuf prêtres que la persécution non sanglante, mais réelle, malgré les accords de Tien-tsin, oblige à se cacher ; pas de résidence, peu de lieux de culte. Avec «un entrain et une énergie admirables», Mgr Anouilh se met au travail. Il prêche lui-même de village en village, quelquefois des journées entières jusqu'à extinction de voix. Il a évangélisé ainsi plus de cent villages, et sur ses registres trente mille catéchumènes seront inscrits. Mais, pour construire, il lui faut de l'argent ; alors il passe des nuits entières à écrire des lettres destinées à l'Europe. Frère Génin, à Paris, sera son pourvoyeur. Le 8 décembre 1867, sur l'emplacement du vieux palais impérial de Tcheng-ting-fou, Mgr Anouilh a la joie de poser la première pierre de l'église qu'il dédie à Marie Immaculée. Mais il n'en verra pas l'achèvement. Il pouvait cependant se présenter devant le Juge suprême avec un beau bilan. Sans compter les mérites de ses continuelles visites pastorales, les quarante églises ou chapelles dont il a été le constructeur, les vingt nouvelles chrétientés dont il a été le fondateur, toutes ces œuvres ont dû lui valoir en la Mission du ciel un chaleureux accueil. Sur la modeste tombe de Mgr Anouilh, on aurait pu graver ces lignes qu'il adressait à l'un de ses nombreux correspondants d'Europe et qui sont l'hymne de son cœur d'apôtre : «La moisson est devenue si abondante que je dois ou mourir de travail ou la laisser périr en partie, faute d'ouvriers pour la recueillir. Je meurs de fatigue et de travail, mais aussi, pour parler avec plus de vérité, je meurs de joi» (l) En 1918 , M. François Verdier devient vicaire général de la Congrégation de la Mission. En 1937 , Pie XI signe les Bulles nommant Mgr Georges Deymier, évêque titulaire de Diospolis , et vicaire apostolique de Hangchow. Il succède à un autre fils de saint Vincent, Mgr Paul Faveau, qui, après avoir pendant plus de vingt-six ans régi le vicariat de Hangchow, va, en le sacrant lui-même, transmettre à Mgr Deymier la houlette pastorale qu'il ne se juge plus capable de garder en ses mains vieillies (2). En 1945, mort au camp de concentration de Corum (Asie Mineure) de Sœur Golek, de la Maison Saint-Georges d'Istanbul. (R) En 1963, depuis la veille, trois Sœurs de la léproserie de Ben San (VietNam) ont été libérées. Elles sont ainsi restées vingt-cinq jours en forêt. Mère Guillemin écrit elle-même : "Elles ont toujours été bien et respectueusement traitées, mais ont souffert tout ce que souffrent les prisonniers. Elles n'ont échappé que par miracle aux bombardements si bien que Sœur Rose a fait prononcer les Vœux à sa jeune compagne. Le jour de leur libération, elles ont offert un repas d'adieu à leur geôlier et l'ont fraternellement partagé avec eux. Plusieurs ont pleuré en les voyant partir". Dans cette même léproserie, une Soeur est tuée par une mine en 1971 et en 1972, la Soeur Servante meurt dans un avion où une bombe a éclaté. (R) -----------------------------------------------------------------------------------------------------------
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