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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
4 février En 1613 , à Paris , signature du contrat de mariage entre messire Antoine Le Gras et demoiselle Louise de Marillac. Le texte notarial en a été récemment découvert et publié dans nos Annales (1). En 1640, une lettre de saint Vincent à sainte Louise montre qu'il ne séparait pas la prière de son action ainsi que sa confiance en Marie : "L'on m'ôte la plume de la main pour aller à la Messe qui se va dire à Notre-Dame pour la Charité de Lorraine". (R) En 1834, sur la proposition de M. Le Prévost, Ozanam, fondateur des Conférences de Saint-Vincent de Paul, et ses amis décident de dire après le Veni Sancte de chacune de leur séance, l'invocation à saint Vincent et chaque année de célébrer spécialement sa fête. (R) En 1858, les Filles de la Charité sont appelées pour lutter contre le choléra au Portugal. (R) En 1871, nos Soeurs d'Epinay-sur-Orge n'ont pas quitté leur maison qu'elles avaient transformée en ambulance. Elles y soignent les blessés prussiens et la Soeur Servante est allée jusqu'à quatre fois à Corbeil où était le quartier général pour demander la grâce de Français condamnés à mort. Elle l'a toujours obtenue sauf pour un franc-tireur qui a été exécuté près de leur maison. Son intervention a sauvé aussi le maire de la petite ville qui n'arrivait pas à payer une forte amende et qui, pour cela, devait être fusillé. (R) En 1899 , à Lujan , dans la province d'Argentine, mort de M. Georges Salvaire. Il est un des rares confrères dont une rue porte le nom et dont la statue orne une place publique. Le peuple argentin, en 1935, l'a honoré de cette double manière. Le souvenir de Georges Salvaire est en effet demeuré vivant dans cette Argentine où il consuma ses vingt-sept années de sacerdoce. Sa courte vie lui a suffi cependant pour élever deux monuments dont s'enorgueillit, à juste titre, l'Église d'Argentine. En 1875, Georges Salvaire risqua sa vie chez les Indiens Salinos. De cette aventure tragique mais parfumée d'exotisme, il faut lire le récit au tome 41 des Annales . C'est alors que notre confrère promit, s'il revenait sain et sauf, de construire une église et d'écrire un livre en l'honneur de la Madone de La Plata. Avec cet enthousiasme tenace qu'il hérita peut-être du pays de Castres où il était né le 6 janvier 1847, il a rédigé, en deux gros volumes, l'histoire de Notre-Dame de Lujan, et il a érigé la basilique nationale de Lujan qui lance à cent mètres de hauteur ses deux belles flèches gothiques et qui s'étend sur cent huit mètres, du portail à l'abside. Actuellement une douzaine de Prêtres de la Mission desservent ce sanctuaire national de l'Argentine (2). En 1932, à Paris , mort de M. Louis Tubeuf. La période la plus marquante de sa vie furent ses vingt-cinq années de rectorat à Saint-Louis des Français à Madrid . Le souci des âmes, il l'eut au plus haut point. En se laissant guider par lui, il a si bien travaillé pour la France que le Gouvernement lui a décerné les palmes académiques, puis la Légion d'honneur (3). Louis Bertrand, chargé de mission à Madrid lors de la première guerre mondiale, a tracé dans la Revue des Deux Mondes , des lignes fort savoureuses sur notre confrère : « Je ne trouvai de réel empressement, écrit l'académicien, et de concours efficace qu'auprès du chapelain de Saint-Louis des Français, l'aimable Père Tubeuf, de l'Ordre des Lazaristes. Ce religieux, qui avait de la gaieté, vous disait tout de suite, en vous épelant son nom de Tubeuf : «Je tue sans h...» Il était bon Français, il avait une certaine finesse, du tact, une prudence ecclésiastique et l'art de tourner sa langue sept fois dans sa bouche... » (4) ------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 1) Annales , t. 106-107, pp. 74 sq. |