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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
14 janvier En 1640, Sainte Louise écrit à Marguerite Chétif à Arras : Que Dieu donne la force et la générosité à la Compagnie de se maintenir dans lesprit premier que Jésus y a mis par le Sien et ses saintes maximes. (R) En 1791, à Paris, entre le 14 et le 31 janvier, paraît l'opuscule intitulé «Mon apologie». Ses quarante pages sont l'oeuvre de notre bienheureux confrère, Louis-Joseph François, supérieur du séminaire Saint-Firmin. L'Assemblée Nationale, après avoir voté, le 12 juillet 1790, la Constitution civile du Clergé, a déclaré, le 27 novembre, que dans les huit jours qui suivraient l'approbation royale, un serment de fidélité à cette loi serait exigé. Le faible Louis XVI, ayant sanctionné le 26 décembre, la loi schismatique, les députés ecclésiastiques de Assemblée Constituante, ont été invités à prêter le serment en question le 4 janvier 1791. En grande majorité, les députés du Clergé, évêques et prêtres, ont refusé la trahison. Ils ont été expulsés de la salle, sous les huées de la populace. Mais leur noble et courageuse attitude a fait tomber les dernières obscurités qui flottaient dans l'esprit du bienheureux François. Et tout de suite, et sans doute sous le coup du récit que, de cette mémorable séance du 4 janvier, fit notre Supérieur général, M. Cayla, député à l'Assemblée Nationale, et énergique, lui aussi dans sa fidélité à lEglise ; songeant aussi que le mauvais exemple donné par la défection de deux évêques et de cent sept prêtres, députés du Clergé, pourrait être pour d'autres un entraînement vers la capitulation, Louis-Joseph François prend la plume et écrit Mon apologie qui, en quelques mois va avoir au moins sept éditions. Le supérieur de Saint-Firmin, dans une première partie, résume les principales dispositions de la Constitution civile et les examine, une à une, pour conclure à leur opposition à la grande vérité dogmatique et historique qui affirme que, seule, l'Eglise a reçu du Christ les pouvoirs spirituels que s'arroge présentement l'Assemblée Nationale. Et, dans une deuxième partie, Louis-Joseph François réfute les raisons que l'on faisait valoir dans les conversations et dans des brochures pour justifier la légitimité du serment. Le tout est écrit avec une flamme qui confére au style un mouvement irrésistible. Irrésistible, oui, et c'est pourquoi la brochure du supérieur de Saint-Firmin sera tant combattue, et en particulier par l'abbé Grégoire, évêque intrus du Loir-et-Cher. Ainsi, avant de signer de son sang sa fidélité à Jésus-Christ, le bienheureux François a écrit cette brochure qui, sans doute, a été à l'origine du maintien de nombreux prêtres dans la fidélité, et de la rétractation d'un grand nombre d'autres que la faiblesse de leur tempérament ou bien la très compréhensible obscurité de la situation avaient portés à prêter le serment. Et, en somme, par soit écrit, le bienheureux Francois a été fidèle à sa vocation de formateur du Clergé (1). En 1840, en Chine, Jean-Gabriel Perboyre est condamné à mort. (R) En 1938, deux Surs de lHôpital militaire de La Tagua (Colombie) se trouvaient dans un tri-moteur qui sest écrasé en plein vol, pris dans une tempête. Il est venu se briser sur les arbres de la forêt vierge à huit kilomètres du fleuve. Dix-huit passagers y avaient pris place : onze devaient mourir. Deux survivants ont sortis des débris de lavion tous les blessés. Sur Lemos est morte un quart dheure après, et sa compagne sest traînée près delle pour ensemble, faire le sacrifice de leur vie, et renouveler leurs Vux. Un des survivants partit pour aller chercher du secours : il lui fallut se frayer un chemin dans la forêt et marcher vingt heures pour atteindre un poste et ramener soldats, vivres et brancards. Mais les Indiens avaient eux aussi vu tomber le trimoteur et vers 4 heures du matin ont apporté de leau. Sur Martinez prépara à la mort un des blessés qui survécut jusquau lendemain puis encouragea comme elle put les autres à la patience : elle-même par moments perdait de nouveau connaissance au milieu des morts qui lentouraient. Après deux jours et trois autres nuits sans autre abri quun pauvre toit de branches dressé par les Indiens, sans autre aliment quun peu deau, elle put enfin avec les autres blessés être transportée sur le fleuve où attendait un autre trimoteur. Comme un soldat lui demandait si elle navait pas peur : oh ! non, je fais la volonté de Dieu. A Bogota, elle survécut encore 48 heures. Au ministre de la Guerre venu lui offrir ses condoléances elle répondit : Nous sommes heureuses dêtre sacrifiées pour Dieu, pour la Communauté et pour la Colombie. Un prêtre disait à Sur Vistatrice : Le bon Dieu a permis que les Surs soient victimes et il en a laissé une blessée pour préparer les autres à la mort et remplacer ainsi le prêtre en ces terribles moments.
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