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ÉPHÉMÉRIDES
de la Congrégation de la Mission
3 janvier En 1677, à Saint-Lazare, mort du Frère Bertrand
Ducournau. Béni est ce nom, parce qu'il est celui de l'homme par
qui nous sont parvenus les entretiens de saint Vincent à ses missionnaires.
Jusqu'en 1657, nul, parmi les compagnons de notre Bienheureux Père,
ne semble avoir pensé que les paroles du Fondateur de la Mission
pourraient intéresser la postérité de Monsieur Vincent.
Seul, Bertrand Ducournau eut cette idée et s'astreignit à
cette tâche avec un mérite que lon ne risque pas de
surestimer si l'on veut bien songer qu'il n'avait à sa disposition
aucun de nos moyens modernes pour capter les phrases prononcées,
et ce, à l'insu de Monsieur Vincent. Mais Bertrand Ducournau était
soutenu par son immense vénération pour le Fondateur. Il
l'a exprimée un jour, dans un mot dont la véhémence
atteint à une émouvante éloquence sur ces lèvres
qui nont jamais prononcé que des paroles pondérées
: cétait à l'époque où l'on commençait
à recueillir par écrit tous les souvenirs concernant Monsieur
Vincent. Frère Ducournau avouait, au Frère Chollier, son
collègue : «J'étais si plein de ce que j'avais
a dire de notre Bienheureux Père que, si je ne leusse pas
écrit, je pense que peut-être j'en serais crevé !
» Bien qu'il fût né, en 1614, à Amou, non
loin de Pouy, ce n'est pas à titre de Landais que Bertrand Ducournau
voua à son compatriote une admiration sans bornes. Sa vénération
est celle d'une âme qui a été portée vers la
sainteté par l'âme de Monsieur Vincent. Il eut ce privilège,
qu'il apprécia, de vivre pendant quinze ans dans lintimité
de notre bienheureux Père, dont il fut le secrétaire ; et
il le fut si parfaitement que saint Vincent lui confia parfois des tâches
fort délicates. En 1799, pour avoir refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé, mort pour la Foi de M. Claude-François Guin, déporté à Cayenne puis à Sinnamary. Il avait 40 ans. En 1848, à lhôpital Saint-André de Bordeaux, décès de Sur Marie Boulet, Supérieure de la Compagnie de 1833 à 1839. Cest elle qui admit aux Saints Vux Sur Catherine Labouré. En 1909, à lhôpital du Sacré-Cur de Beyrouth, mort de Sur Thibaud (33 ans), victime avec trois autres Surs de lépidémie de peste dont elles soignaient les malades courageusement.
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