Appel pour les missions 2004 Á tous les Lazaristes de la Congrégation
Le Seigneur nous appelle à répondre avec fidélité à notre charisme à la lumière de ce que Jésus nous dit ci-dessus. Le mois d’octobre est traditionnellement le mois des missions. Nous avons commencé le mois en célébrant la fête de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus qui est la patronne des missions. La célébration du mois missionnaire devrait nous stimuler chacun personnellement, nous qui sommes des membres de la Congrégation de la Mission, à approfondir notre conviction d’être un missionnaire. Je voudrais vous présenter quatre points dans cette lettre d’appel. Bilan des Missions internationales En premier lieu, le Conseil Général souhaite, lors de la prochaine session de Temps Fort, faire le bilan des Missions internationales que la Curie a démarrées ces dernières années pour améliorer notre service des pauvres et du clergé dans ces missions et dans d’autres missions à l’avenir. Nous souhaitons faire ce bilan au moyen d’un questionnaire qui va être envoyé à tous les confrères qui ont été ou sont membres des Missions internationales. Prière pour les missions Une des choses les plus importantes que nous pouvons faire pour les missions comme membres de la Congrégation est de prier. Prier pour nos missions et prier pour les missions de l’Église, ainsi nous pourrons être en mesure, avec la grâce de Dieu, d’apporter une transformation dans ce monde où nous vivons, en enrichissant le processus d’évangélisation. En particulier, je pense aux confrères âgés de nos diverses provinces. Il y a peut-être des périodes où il est difficile pour un missionnaire d’avoir à stopper ses activités en raison de l’âge ou de la santé, mais je voudrais encourager tous les confrères et leur rappeler que nous ne cessons jamais d’être des missionnaires. Peut-être, un des moyens les plus efficaces pour que nous puissions vivre notre identité missionnaire est dans et par l’offrande de nos prières et nos propres souffrances comme un soutien pour les efforts missionnaires de la Congrégation du monde entier. De nombreuses provinces ont une très bonne pratique. Chaque confrère âgé de l’infirmerie se voit confier la charge de prier pour une mission, habituellement un des apostolats de sa province. Je recommande d’assigner à tous nos confrères âgés et malades du monde entier une mission, qu’elle soit un apostolat de leur province ou une des missions internationales, ou une des jeunes provinces en croissance ayant besoin d’être soutenue par les prières de nos missionnaires les plus âgés. Soutien financier pour les missions Un autre point que je voudrais relever dans cette lettre d’appel pour les missions est le soutien financier que chacun de nous peut donner pour poursuivre nos efforts missionnaires. En examinant les différents fonds missionnaires que nous avons, une des choses qui m’a le plus marqué est de constater combien de confrères, de manière régulière, ont répondu généreusement à différents appels pour les missions. En particulier, il y a un confrère qui, régulièrement tous les mois, verse une contribution de $ 20. Pour quelques confrères cela peut sembler peu, mais pour d’autres confrères cela représente beaucoup. Pour moi, le montant n’a pas d’importance. Si chacun de nous pouvait contribuer de façon régulière au fonds pour les missions, comme si c’était la dîme, ce serait une aide très utile. Il y a aussi la possibilité qu’une communauté locale, dans son projet communautaire, puisse réfléchir à différents moyens de participation financière qu’elle pourrait se fixer (comme une dîme) et faire des sacrifices afin de contribuer aux besoins des missions. Je suis aussi profondément édifié par les provinces qui sont favorisées financièrement et qui partagent généreusement leurs ressources pour les besoins des provinces en voie de développement du monde entier. J’encourage ces provinces à continuer à être fidèles à nos Constitutions en prouvant cette générosité. D’autres provinces, qui peut-être ne sont pas aussi bien nanties économiquement, peuvent être capables de répondre aux besoins particulièrement dans des situations d’urgence. De nouveau, ce n’est pas le montant qui est important, mais le sens de la solidarité, reconnaissant que nous sommes tous une seule Congrégation et que nous devons le démontrer par l’entraide financière quand cela est nécessaire. Une partie des transmissions qui m’ont été faites concernant les finances de la Congrégation était un examen des fonds pour les missions, IMF 2000 et IMF 2004, qui avaient été créés pour garantir le travail de nos provinces et missions les plus pauvres. J’aimerais partager avec vous l’évolution de ces fonds et faire un simple appel pour un nouveau fonds qui a été créé. Le Fonds International pour les missions 2000 (IMF 2000) a démarré en 1995 et s’est poursuivi par la réception de dons jusque fin 1999. Durant cette période il a reçu un peu plus de $6 millions USD de contributions. À partir de 2000, tout en conservant le capital de ce Fonds, nous avons commencé à distribuer tous les ans, en juin lors de la distribution du Fonds pour les missions, les bénéfices générés. Dans les quatre dernières années, ce fonds a versé plus que $ 1.5 millions répartis entres 30 missions et provinces. Après le grand succès remporté par l’IMF 2000 et l’encouragement venu par les dons généreux de tant de provinces et confrères, un autre fonds, le Fonds International pour les missions 2004 (IMF 2004), a été créé durant l’année 2000 avec le même objectif que l’IMF 2000. Arrivant à échéance, à la fin de cette année, ce fonds ne recevra plus de dons et ses bénéfices vont être distribués en 2005. À la fin de l’année ce fonds devrait avoir reçu environ $5 millions de dons. Je souhaite remercier toutes les provinces, les confrères, et les Organismes qui ont contribué à ces fonds pour les missions. La somme de ces fonds fournit une base financière solide pour un soutien permanent de nos efforts missionnaires à travers le monde. Nous continuerons à conserver le capital de ces deux fonds et à utiliser leurs bénéfices pour soutenir nos ministères avec les pauvres, nos programmes de formation et les soins de nos confrères malades et infirmes des provinces et missions qui n’ont pas de ressources financières suffisantes. En même temps, j’encourage les provinces en voie de développement à continuer à trouver des moyens inventifs pour devenir financièrement indépendants. Un nouvel appel Un effort plus récent pour soutenir le travail de nos provinces missionnaires s’est concrétisé par la création de l’Office de Solidarité Vincentienne (VSO). Cet office assiste les provinces et les missions les plus pauvres dans la rédaction des demandes de subventions pour leurs œuvres et besoins à transmettre aux organismes d’aide. Le VSO aide les provinces à trouver de l’argent pour leurs projets de constructions et de travaux créatifs avec les pauvres, souvent des projets qui requièrent une aide financière plus importante que celle attribuée par la Distribution du Fonds pour les missions. En général, les demandes de subventions ont une plus grande chance d’être acceptées si elles peuvent présenter des fonds « associés». C’est-à-dire, on sollicite de l’organisme de financement seulement une partie de la subvention pour le projet au lieu de sa totalité, avec la garantie que ce projet sera aussi financé soit par des fonds propres soit par des fonds provenant d’autres sources. Pour accroître la possibilité de recevoir des fonds par des organismes d’aide, le Supérieur Général et son Conseil ont établi le Fonds de Solidarité Vincentienne (VSF). La première provision d’argent pour le VSF a été versée par les fonds de la Curie Générale et a été employée pour assurer le financement des projets par des organismes d’aides, et ensuite a été utilisée directement pour la réalisation de ces projets. Puisque de plus en plus de provinces et de missions écrivent au VSO pour demander son aide dans la recherche de financement de leurs projets, la croissance de ce fonds est nécessaire pour augmenter leurs chances de réussite. Le Fonds de Solidarité Vincentienne est assez nouveau et nous continuons à chercher des utilisations créatives de ces fonds. Actuellement, le VSO étudie la possibilité de financer directement des « microprojets » (projets aux alentours de $5 000 ou moins) à partir des fonds du VSF pour des œuvres inventives avec les pauvres. Il n’est jamais facile de demander des contributions financières, mais voyant avec quelle générosité la Congrégation a répondu dans le passé, je vous demande, en toute simplicité, de réfléchir soit individuellement, soit en tant quecommunauté locale ou en tant que province, pour déterminer comment vous pouvez contribuer, peu ou beaucoup, au Fonds de Solidarité Vincentienne. Je vous adresse ci-joint un imprimé qui vous fournira les instructions sur la manière de faire. Volontaires pour les missions Le quatrième et dernier point de mon appel pour les missions est une requête de volontaires. Le nombre de volontaires aux appels pour les missions a considérablement chuté ces dernières années. Je demande simplement aux confrères de considérer la possibilité de s’offrir eux-mêmes d’une manière ou d’une autre pour les missions, soit dans les missions internationales ou dans les provinces qui ont besoin de personnel. Quand le Père Maloney a lancé ces appels pour les missions, il y a 12 ans, j’ai été frappé par les confrères qui ont choisi de laisser les œuvres traditionnelles dans lesquelles ils travaillaient depuis longtemps pour démarrer une vie complètement nouvelle dans quelque expérience missionnaire. Ils ont eu beaucoup de courage. L’exemple de tels missionnaires m’a édifié. Eux-mêmes disent comment en se portant volontaires, laissant quelque chose de connu auquel ils s’étaient habitués, cela a provoqué un changement complet dans leur vie, un changement qu’ils n’oublieront jamais, un changement qui a eu un impact positif les aidant à approfondir leur propre identité de missionnaire vincentien. Aussi, j’encourage les confrères qui assument depuis longtemps un même travail précis, qui estiment qu’ils ne peuvent plus y apporter un plus, ou qui se trouvent très à l’aise dans ce qu’ils font, de considérer ceci comme un appel à rompre avec « une expérience connue », à la quitter et passer à quelque chose de nouveau, et avoir ainsi l’occasion d’être complètement libre, sans limites et s’ouvrir à l’expérience de la grâce de Dieu dans leur vie en se donnant pour une nouvelle mission. J’aimerais reprendre la lettre que le Saint Père m’a envoyée et nous a écrite lors de notre Assemblée Générale 2004. Il nous a appelés à renouveler notre esprit missionnaire et en même temps il nous a encouragés à nous souvenir de nos racines en tant que formateurs et du grand besoin qui continue à exister dans l’Église à travers le monde pour la formation des prêtres. Alors, en faisant de cette manière nous serons toujours fidèles à nos Constitutions. « De nombreuses générations de prêtres ont des raisons de remercier votre Congrégation pour la formation qu’ils ont reçue de vos mains. L’importance que revêt cet apostolat n’est pas exagérée. En conséquence il est nécessaire d’y affecter des prêtres exemplaires : des prêtres humainement et spirituellement équilibrés, avec une expérience pastorale, des compétences professionnelles, capables de travailler avec d’autres (Pastores Dabo Vobis, 66). Beaucoup de vincentiens, remplis de ces nobles qualités, se sont dévoués à la formation des prêtres dans le passé. Je vous encourage à continuer cette mission vitale dans les années à venir ». Concrètement nous avons besoin de volontaires dans les régions suivantes : 1. Îles Salomon Cette mission a besoin de formateurs de langue anglaise. Les Évêques nous ont demandé d’étendre notre présence dans ce pays pour avoir toutes les étapes d’un Grand Séminaire, en y annexant les trois années de théologie dans le programme de philosophie déjà existant. Comme vous le savez le P. Victor Bieler s’y rend et le P. Ivica Gregurec de Slovénie vient juste d’y arriver, mais il n’y a toujours pas assez de formateurs pour servir au Séminaire de manière adéquate. 2. Équateur Nous avons reçu une demande d’un Évêque du lieu pour travailler dans une paroisse missionnaire dans le Vicariat Apostolique de Esmeraldas. Cette paroisse comprend environ 60 communautés éloignées les unes des autres, qui ne reçoivent pas l’assistance pastorale suffisante par manque de personnel. En général les Évêques de l’Équateur ont toujours vivement désiré la présence vincentienne dans la formation du clergé de leur pays. Il est nécessaire de parler espagnol. 3. Guinée Équatoriale L’Évêque de Ebebiyin souhaite que nous fournissions un missionnaire qui poursuivrait le travail accompli si généreusement par notre confrère Évêque guatémaltèque retraité, Mgr Jorge Ávila del Águila, jusqu’à ce qu’il tombe malade. Il a fait grande impression sur les personnes durant la courte période où il y était et l’Évêque aimerait que ce même esprit se poursuive avec l’aide de volontaires. Nous avons l’occasion d’avoir un confrère pour ce pays mais il pourrait y aller si nous arrivons à en avoir deux autres ou plus pour cette mission. La langue parlée est l’espagnol. 4. Mosquitia, Honduras Dans cette région d’Amérique Centrale, la Congrégation de la Mission est la plus forte présence de l’Église avec les Filles de la Charité. Mais il y a toujours besoin de davantage de volontaires pour soutenir la pastorale missionnaire mise en place. Il y a la possibilité qu’elle pourrait se prolonger au-delà de la frontière des Honduras jusqu’à la région de Mosquitia au Nicaragua qui est un vaste territoire missionnaire. 5. Cuba Nos confrères de Cuba continuent à travailler dans des circonstances difficiles. En raison de leur petit nombre, les confrères se sont beaucoup trop disséminés. Certains vivent seuls de longues périodes. Certains sont surchargés. D’autres sont tombés malades. J’aimerais pouvoir envoyer plus de confrères à Cuba dans l’année prochaine. 6. El Alto, Bolivie J’aimerai pouvoir envoyer, l’année prochaine, au moins deux confrères de plus à El Alto. Les langues de cette mission sont l’espagnol et l’aymara. Les conditions de vie sont très rudes à cause de la grande altitude. 7. Istanbul, Turquie Depuis 120 ans, la Province d’Autriche a dirigé une mission à Istanbul. Le Visiteur cherche un confrère qui pourrait assumer un programme pédagogique de deux ans dans des études islamiques : une année à Istanbul pour étudier la langue et la culture turque, et une autre année pour étudier la théologie islamique au PISAI à Rome (où les cours sont donnés en anglais ou en français). La langue utilisée dans notre lycée est l’allemand. 8. Saints Cyrille et Méthode La Vice Province a été formée en 2001 en réunissant les cinq missions séparées du territoire de l’ex Union Soviétique. Jusqu'à présent, elle dépend de la générosité des confrères volontaires de différentes provinces. La perspective la plus récente est que nous pouvons récupérer la communauté et l’église de Vilnius en Lituanie qui avaient été confisquées par le Régime Communiste il y a plus de 50 ans. Mais ce ne sera pas possible sans de nouveaux volontaires. Des volontaires de la Vice Province peuvent être invités à aller à Vilnius, ou à travailler ailleurs dans la Vice Province et ainsi permettre de dégager quelqu’un pour la Lituanie. La langue officielle de la Vice Province est le russe. Un rappel : Dans le Document Final de l’Assemblée Générale, les diverses Conférences des Visiteurs et/ou des Provinces ont pris des engagements concrets. Je vous prie de vous souvenir de ceux liés à la mission apostolique. Je termine mon appel pour les missions en nous appelant tous à réfléchir sérieusement sur notre identité spécifique de missionnaires. Puisse saint Vincent nous dire à chacun de nous ce qu’il écrivait en 1656 à un Prêtre de la Mission à Agen : «Je rends grâce à Dieu de l’affection qu’il vous donne pour les missions. Cet attrait, venant de sa part, ne peut être que très utile aux peuples, tandis que vous serez fidèle à le suivre ; et cette fidélité ne peut être que très avantageuse pour vous, puisque, en travaillant au salut des pauvres, vous assurez le vôtre. Je prie Notre Seigneur, qui a pris la peine de les évangéliser lui-même et le soin de vous appeler au même ministère, qu’il vous anime de son esprit, pour vous en acquitter en sa vue et sa manière ». (SV. V, 608). Votre frère en Saint Vincent,
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