Parole de Dieu dans des vases vincentiens Dimanche des Rameaux. Année A "Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur". "L'homme s'ignore tant qu'il n'a pas souffert, Le pélerin oublie difficilement le chemin que les chrétiens ont l'habitude de parcourir le dimanche des Rameaux l'après-midi à partir de Bethphagé en direction de la Ville Sainte. De même, ceux qui vivent dans la ville de la paix, car cette célébration festive ne fait que fortifier la foi de ceux qui arrivent et de ceux qui restent. Les accents de "Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur" font renaître l'espérance et l'amour en Celui qui humblement nous invite à l'accompagner et à prononcer avec lui "que le Royaume de Dieu doit venir et entrer dans le coeur de celui qui le laisse entrer". Ce dimanche des Palmes est la porte que la Liturgie nous ouvre pour célébrer avec foi et intensité la mémoire de notre Pâque, la mémoire de notre libération. Mais la Liturgie semble être attentive à nous inviter à faire un équilibre de nos joies et de nos sentiments quand elle joint l'allégresse de la marche et de ses rites au contenu des textes profondément denses et exigeants d'Isaïe, de la lettre aux Philippiens et la proclamation de la Passion de Jésus selon Saint Matthieu. Parole Divine qui donne sens à notre marche: La foi de la communauté cgrétienne, illuminée par la clarté de la Pâque, a lu immédiatement les étapes de la Passion de Jésus à la lumière "des chants du serviteur" écrits par le prophète Isaïe , dans une façon de parler qui nous est devenue habituelle. Dans ce personne individuel ou collectif, qui nous restera toujours mystérieux,on trouve commel'annonce de la souffrance du Seigneur. La narration unamime faite par les évangélistes a pour seul propos de nous inviter à faire la marche avec le Sauveur qui n'a pas refusé le calice de la souffrance, si celle-ci doit être le chemin nous indiquant l'intensité de son amour. Son affirmation, adressée à Dieu dans une totale soumission à son désir: "que ta volonté soit faite" restera toujours la route par laquelle passera la totalité de notre foi devant toutes ses exigences. Il avait parlé "du grain qui doit mourir pour pouvoir générer la vie" , et le moment est arrivé de devenir grain jeté en terre pour une abondante moisson. La lettre aux Philippiens poursuit cette méditation et d'une fa 0231on théologique, nous met devant celui qui "n'a pas voulu revendiquer d'être l'égal de Dieu, et qui en conséquence, accepte de s'abaisser et d'aller à la mort" pour que dans ce miroir, nos esprits puissent fréquemment s'interroger sur notre capacité de fidélité au Seigneur et à la mission. Les jours de la "mémoire pascale" sont cet espace de prière, de méditation profonde, d'examen de notre conscience. |