Parole de Dieu dans des vases vincentiens

7ème Dimanche de Pâques. Année A
Actes 1,12-14; Ps. 26; 1 P 4,13-16; Jn 17,1-11a .

" Le Seigneur est le rempart de ma vie".

"J'ai une si grande confiance en Dieu
qu'il ne pourrra pas m'abandonner;
je remets tout entre ses mains.
Il me donne en ce monde un océan de paix"
Sainte Thérèse de Lisieux.

On a vu très souvent le corps de la petite Thérèse aller de pays en pays comme en rendant une visite à ses frères chrétiens inmergés dans les réalités du monde et   vivant très souvent des moments   très difficiles en leur offrant son " " petit chemin spirituel" comme elle-même l'a appelé dans la plus grande simplicité.

" Chemin spirituel" caractérisé par une totale confiance dans la Providence divine qui nous accompagne et qui attend aussi de notre part une totale soumission à son action. C'est là où on peut trouver cet océan de "paix" dont nous parle la petite Thérèse. " Océan de paix" dans lequel nous tous nous voudrions vivre   car il est toujours   le meilleur cadeau que Dieu peut nous offrir pour vivre et regarder les réalités du monde et celles qui nous touchent de plus près.

Ta parole   Seigneur lumière de mes pas..."

Deux ou trois lignes ont suffi à St.Luc pour nous   faire connaître l'attente silencieuse, priante, des Apôtres avant de recevoir l'Esprit Saint. C'est vrai   que le Seigneur leur avait demandé d'attendre le don de l'Esprit, mais c'est aussi vrai   que les disciples devaient être conscients de ce que Dieu voulait commencer avec eux dans ses desseins de salut pour le monde.

Les Actes ne négligeront pas de signaler   que   avec les apôtres était aussi la "Mère de Jésus" avec la même sollicitude   qu'elle avait eu pour accompagner son fils dans toute sa route. Et avec elle, " quelques femmes et quelques frères de Jésus" où nous tous étions représentés pour les rendez-vous suivants de l'histoire dans cette solidarité des générations   qui fait partie de notre histoire.

La lettre de Pierre   fait peut-être mémoire d'un contexte qui a été depuis le début notre réalité, celui de la persécution, car notre message ne semblait   que déstabiliser les critères d'un monde où la terre semblait être l'unique critère de vie pour en jouir.

Saint Pierre nous invite "à ne pas avoir honte et à rendre gloire à Dieu à cause de notre nom de chrétien". Conseil qui devait fortifier nos frères vivant dans la tentation de l'apostasie dans un monde radicalement contraire aux critères de notre foi.

A leur rencontre vient aussi la prière du Seigneur. Pleine de tendresse et de clairvoyance pour qu' "étant dans le monde nous puission garder notre fidélité au Seigneur" . Le Seigneur Jésus sachant que le moment de partir est proche ne fait que nous remettre dans les mains de Dieu pour la route qu'il fallait commencer et dans laquelle le Seigneur Jésus ne serait plus présent comme avant. A partir de son départ il faudra rester attentifs à l'action de l'Esprit qui nous fortifiera et rassurera dans l'expression de la foi et surtout accueillir dans la simplicité la présence du sauveur dans la grâce des sacrements.

Dans la prière de Jésus chacun de nous doit se trouver comme étaient présents nos frères les apôtres et premiers disciples, car il a dit qu'il serait avec ceux qui croiront à leur parole. Chacun de nous continue l'expérience du début, chacun est en conséquence porteur de la semence de la protection du Seigneur.

A l'école de notre charisme:

D'une retraite   faite vers   1632 ( Ecrits p.712) nous avons   une longue méditation dans laquelle Ste.Louise nous offre un exemple de comment orienter notre vie et la soumettre à cette adorable volonté de Dieu   qui restera toujours notre rempart.

Elle dit:
"Que l'abaissement de Dieu en ce   qu'il veut que nous soyons parfaits comme lui, me doit donner un grand courage, provoquer à une grande pureté dans mes intentions, et me donner assurance qu'il ne manquera pas de m'assister en ce qu'il demandera de moi des choses surpassant ma capacité.

Que je dois avoir une grande confiance en Dieu, et assurance   que sa grâce me suffira pour effectuer sa sainte volonté quoiqu'elle paraisse en chose difficile, pourvu que soit véritablement le Saint Esprit qui m'appelle, ce que je connaîtrai par l'avis qu'il m'en fera donner.

Que je dois imiter Jésus comme une épouse tâche à se conformer à son époux, partant, puisque pour me donner le plus grand témoignage de son amour qu'il ait jamais fait, il a voulu choisir le lieu le plus ignominieux, j'accepterai   le choix qu'il veut que je fasse de la manière la plus abjecte que je pourrai, et au lieu où il y a plus de sujet de contentement pour le monde".

Les routes que la Fondatrice a parcourues peuvent ressembler aux nôtres aujourd'hui. Puissent aussi lui ressembler les réponses que nous donnons à Dieu.