Parole de Dieu dans des vases vincentiens 6ème Dimanche de Pâques. Année A " Rendez au Seigneur sa louange de gloire ". "En aimant, tu découvriras ta voie, " Tourne et retourne la Parole et tu y trouveras tout" dit une ancienne tradition rabbinique, car les chrétiens, ajoutait aussi le Card. Martini " doivent conduire leur vie dans une soumission totale à la Parole qui nous libère". Notre obéissance à Dieu passe particulièrement par cette obéissance et soumission croyante qui forme en nous une façon de vivre et d'agir, de penser et de discerner sans voir jamais nos propres initiatives empêchées de se développer.Tout au contraire nous écoutons et comme le prophète nous ruminons cette énergie de Dieu pour transformer nos vies et devenir aussi des témoins enthousiastes de cette force de Dieu devant nos frères. A la lumière de la Parole de Dieu : Nous continuons à vivre dans les Actes des Apôtres la force de la Parole de Dieu au commencement de l'Eglise. " Les foules d'un seul coeur s'attachaient à ce qui disait Philippe..." nous disent les Actes...Beaucoup de...beaucoup de...et il y eut dans cette ville une grande joie" ajoute Luc dans son livre. On dirait que l'abondance de la grâce de Dieu remplissait les coeurs des disciples et de ceux qui les entendaient parler. L'énergie de celui qui est le VIVANT embrasait les personnes et les lieux dans une même force de salut. Rien d'étonnant en conséquence que Pierre dans sa lettre nous dise: "Vous devez toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l'espérance qui est en vous; mais faites -le avec douceur et respect" (1 P 3,15-16). Un appel que l'Eglise ne fait que nous répéter devant une société fatiguée par les réalités qui sont les nôtres. Un appel qui devient une urgence quand la tentation est celle de la " grève de l'espérance" comme disait un jour le P.Teilhard de Chardin. Appel cependant qui est nuancé par l'affirmation de: " faites-le avec douceur et respect" car la violence et le manque de respect n'arriveront jamais à nous rendre " témoins véritables de Dieu". Ils peuvent seulement laisser transparaître nos propres tempêtes, mais non nos convictions spirituelles. C'est ainsi que nous entrons dans l'esprit de Jésus, qui nous est donné par l'action de l'esprit dans nos coeurs comme l'évangile commence à l'annoncer. Esprit de Dieu qui nous rendra capables de vivre dans le monde sans être du monde, sans appartenir aux critères du monde. Esprit de Dieu qui nous donnera la force intérieure pour les responsabilités auxquelles nous sommes appelés dans la construction d'une civilisation de la fraternité et de l'amour comme l'Eglise nous le dit très souvent. Esprit de Dieu qui nous aidera à comprendre mieux comment vivre cette vie trinitaire qui se développe en nous et qui, de Jésus-Christ par le Sqint Esprit, nous unit au Père. Comment ne pas "être témoins de l'espérance dans ce monde de Dieu qui parfois semble avoir perdu ses traces" comme nous a dit un jour le Pape Jean Paul II. A la lumière de notre charisme: L'histoire de notre famille vincentienne se souviendra toujours de toutes les difficultés trouvées pour initier et continuer la mission de Madagascar qui était pour S.Vincent comme un signe par où Dieu voulait nous conduire, mais aussi comme un signe de la foi de la Congrégation face aux difficultés qui ne finissaient pas de surgir. Devant le découragement qu'il percevait dans sa Compagnie se lève l'homme de la foi pour nous dire: " Voyez-vous, Dieu ne change jamais dans ce qu'il a une fois résolu, quelque chose de contraire qu'il nous semble qu'il arrive; et nous le voyons en Abraham. Dieu avait promis à Abraham qu'il multiplierait sa semence comme les étoiles du ciel. Abraham n'avait qu'un fils, et cependant voilà que Dieu lui commande de le sacrifier, de lui couper la tête, lui de la semence duquel devait prendre naissance la mère de son propre Fils. Abraham n'avait pas sujet de dire: "Eh quoi! Seigneur, vous m'avez promis que ma semence serait multipliée comme les étoiles du ciel, et cependant vous savez que je n'ai qu'un fils, et vous me commandez de le sacrifier". Cependant Abraham espère contre toute espérance, se met en devoir de sacrifier son fils (Rm 4,18) et Dieu , comme je vous viens de dire, qui ne change jamais de résolution dans les desseins qu'il a une fois résolus, arrête le coup" (Répétition d'oraison du 15 novembre 1656). Puisse notre saint Fondateur nous aider à entrer dans sa même démarche de foi et de confiance dans la bonté de Dieu dans notre vie et qu'il nous obtienne aussi de Dieu cette énergie intérieure qui nous rende capable d' "espèrer contre toute espérance...de vivre comme Abraham une foi sans défaillance, certains que tout ce que Dieu a promis il est assez puissant pour l'accomplir" (Rm 4,18-22). C'est de cette façon que Dieu, les pauvres et nos communautés nous attendent dans le rendez-vous du quotidien.
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